les Antilles version gastro

coups de coeur, Food

Je suis fan de la cuisine antillaise ! Mon fils, Haïtien d’origine, n’a de cesse de me répéter : « Si moi je suis un bounty, toi tu es tout l’inverse ; noire à l’intérieur et blanche à l’extérieur« . Il n’a pas tout à fait tort. Et sa remarque est vraie aussi pour ce qui se trouve dans mon assiette.

Aujourd’hui j’ai donc envie de partager avec vous une excellente adresse toulousaine : Leriche des saveurs. A la fois pour la vision moderne et épurée des spécialités antillaises que l’on peut y déguster et pour le parcours exemplaire de son chef Jean-Rony Leriche. D’origine haïtienne et guadeloupéenne, ce chef talentueux qui fut basketteur de haut de niveau est aussi titulaire d’une licence de chimie. C’est sa passion pour la cuisine et son envie de porter haut les couleurs des Antilles qui lui ont fait changer de chemin. Avec un succès évident. Après avoir fréquenté les plus belles cuisines toulousaines, il ouvre son restaurant à lui, un bel endroit dans lequel il aime faire partager ses saveurs mais aussi son savoir au travers d’ateliers et dans un livre que j’adore.

Mes deux dîners ont été pur bonheur. L’accueil chaleureux est à la hauteur des plats où accras de légumes, viandes boucanées, le Matété de Pâques, dombrés et autres fricassés de lambi sont sublimés avec talent et servis par des produits frais et de grande qualité. Je ne peux pas oublier les nombreux desserts… le chef étant aussi pâtissier… pas plus que les cocktails ou les grands crus de rhum pour les amateurs. Une mention spéciale pour le riz djon djon haïtien qui m’ont fait me souvenir des saveurs découvertes il y a de cela plus de 10 ans.

Bref, je ne peux que vous inviter à pousser la porte… et vous laisser charmer.

Leriche de Saveurs
26 rue de la Fonderie
Toulouse

à retrouver sur un joli compte Instagram et sur le site évidemment.

Séries : la décevante saison 3 de Designated Survivor

Lifestyle, séries

J’avais adoooooré les deux premières saisons de Designated Survivor. Et même si j’avais regretté que le rythme du début s’essouffle un peu, je n’avais pas décroché et attendait avec impatience la saison 3. Et bien, si cette saison 3 se laisse regarder, elle décroche Designated Survivor du top five où je l’avais rangé.

J’attendais avec impatience de savoir pourquoi Emily s’était rapprochée des Russes, qui était le traître de l’équipe du président Kirkman… tout ce qui avait piqué ma curiosité à la fin de la saison 2 et généré de la frustration à attendre ce nouvel opus. La si parfaite Emily Rhodes cachait-elle un agent double ? Hannah Welles allait elle mettre à jour tous les rouages d’un complot ? En fait, la question est réglée en cinq secondes comme s’il fallait couper tous les liens possibles entre les saisons. Dommage !

La saison 3 décrit superficiellement une campagne présidentielle à l’américaine : financements, coups bas, fake news… Tom Kirkman reste l’humaniste indépendant doté d’une immense empathie quels que soient les sujets. Tous les thèmes de société sont balayés : on y parle des transgenres, de l’anonymat du don de sperme, de la toxicomanie médicamenteuse, des minorités ethniques, de l’homosexualité, du mariage des petites filles, de l’euthanasie… Un angle très progressiste, assumé et appuyé par des témoignages réels de citoyens américains, et qui aura un retentissement sûrement plus important aux Etats Unis. Bref du politiquement correct pour un président vertueux – parfois d’une naïveté incroyable – même s’il concède quelques entorses à sa moralité au dessus de tout soupçon. Et une intrigue – parce qu’il en faut bien une – sans grand suspense.

Question casting pas de grande surprise sinon l’arrivée d’Anthony Edwards (Dr Mark Greene d’Urgences), excellent dans le rôle du vieux briscard des cabinets et qui réussit à nous faire oublier rapidement sa blouse blanche… et les départs de Virginia Madsen (Kimble Hookstraten, survivante désignée du congrès et que Kirkman avait nommé conseillère à l’éducation) et LaMonica Garret (Mike Ritter, l’agent du secret service).

Personnellement, je préfère le tableau cynique des arcanes du pouvoir brossé dans House of cards que ce survol rapide des rouages de l’administration dans cette saison 3. Comme s’il avait fallu faire rentrer, au chausse pied, à la fois les problématiques de la société américaine, la réponse progressiste d’un président qui est l’antithèse de Trump et une dose de piment avec une petite intrigue… le tout en 10 épisodes. Pourquoi n’en avoir pas gardé un peu pour une saison 4 ?