Séries : la décevante saison 3 de Designated Survivor

Lifestyle, séries

J’avais adoooooré les deux premières saisons de Designated Survivor. Et même si j’avais regretté que le rythme du début s’essouffle un peu, je n’avais pas décroché et attendait avec impatience la saison 3. Et bien, si cette saison 3 se laisse regarder, elle décroche Designated Survivor du top five où je l’avais rangé.

J’attendais avec impatience de savoir pourquoi Emily s’était rapprochée des Russes, qui était le traître de l’équipe du président Kirkman… tout ce qui avait piqué ma curiosité à la fin de la saison 2 et généré de la frustration à attendre ce nouvel opus. La si parfaite Emily Rhodes cachait-elle un agent double ? Hannah Welles allait elle mettre à jour tous les rouages d’un complot ? En fait, la question est réglée en cinq secondes comme s’il fallait couper tous les liens possibles entre les saisons. Dommage !

La saison 3 décrit superficiellement une campagne présidentielle à l’américaine : financements, coups bas, fake news… Tom Kirkman reste l’humaniste indépendant doté d’une immense empathie quels que soient les sujets. Tous les thèmes de société sont balayés : on y parle des transgenres, de l’anonymat du don de sperme, de la toxicomanie médicamenteuse, des minorités ethniques, de l’homosexualité, du mariage des petites filles, de l’euthanasie… Un angle très progressiste, assumé et appuyé par des témoignages réels de citoyens américains, et qui aura un retentissement sûrement plus important aux Etats Unis. Bref du politiquement correct pour un président vertueux – parfois d’une naïveté incroyable – même s’il concède quelques entorses à sa moralité au dessus de tout soupçon. Et une intrigue – parce qu’il en faut bien une – sans grand suspense.

Question casting pas de grande surprise sinon l’arrivée d’Anthony Edwards (Dr Mark Greene d’Urgences), excellent dans le rôle du vieux briscard des cabinets et qui réussit à nous faire oublier rapidement sa blouse blanche… et les départs de Virginia Madsen (Kimble Hookstraten, survivante désignée du congrès et que Kirkman avait nommé conseillère à l’éducation) et LaMonica Garret (Mike Ritter, l’agent du secret service).

Personnellement, je préfère le tableau cynique des arcanes du pouvoir brossé dans House of cards que ce survol rapide des rouages de l’administration dans cette saison 3. Comme s’il avait fallu faire rentrer, au chausse pied, à la fois les problématiques de la société américaine, la réponse progressiste d’un président qui est l’antithèse de Trump et une dose de piment avec une petite intrigue… le tout en 10 épisodes. Pourquoi n’en avoir pas gardé un peu pour une saison 4 ?

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